Suspendus pour une durée de six mois au motif d'avoir perturbé le paysage musical de la capitale, les artistes musiciens Koffi Olomide et Félix Wazekwa pourraient voir leur peine subir un allègement substantiel. Une commission comprenant des délégués de l'Umuco, des médias, du gouvernorat, des ministères de la Justice, de la Culture et de la Présidence de la République sera bientôt mise sur place, pour réexaminer le dossier Koffi–Wazekwa.
Telle est l'information livrée aux médias par Tsaka Kongo, l'un des signataires de la mesure de suspension qui frappe les deux stars précitées.
On retiendra du feuilleton Koffi–Wazekwa qu'il a mobilisé même l'attention de la Présidence. C'est dans cette optique que des ténors de l'Umuco (Tabu Ley, Kiamwangana, Lutumba, etc.) et les deux protagonistes avaient été les hôtes de la conseillère principale du Chef de l'Etat en charge du pool socio- culturel et de son collègue de la Commission Infrastructure. Cette confrontation a eu lieu le week-end dernier.
A en croire des confrères et des membres de l'Umuco présents sur les lieux, les deux artistes avaient fait savoir à Chantal Safou et Kimbembe Mazunga que leur suspension était arbitraire. Les président de l'Umuco, Kiamwangana Mateta a réagi en précisant qu'il avait chargé Tabu Ley d'entendre séparément Koffi et Wazekwa. Ce qui a été fait. Les deux protagonistes avaient même adressé des lettres d'excuses à l'Umuco.
Koffi a prétendu par la suite n'avoir pas des problèmes particuliers avec Wazekwa. Avant d'ajouter que la suspension leur infligée était injuste. De son côté, le big boss de Cultur'A Pays Vie a indiqué n'être pas disposé pour le moment à se réconcilier avec Koffi. Les deux experts de la Présidence et les membres du Comité directeur de l'Umuco s'étaient retirés pour faire le point de la situation.
Et comme l'Umuco avait reçu la bénédiction de l'Hôtel de ville avant de frapper les deux artistes, Kiamwangana, Tabu Ley, Lutumba et consorts ont fait comprendre à leurs deux hôtes de marque qu'ils ne pourraient pas revoir leur mesure sans requérir l'avis de l'autorité urbaine.